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Résumé de livres

DE TCHERNOBYL EN TCHERNOBYLS

Notes sur le livre de Georges Charpak, Richard Garwin et Venance Journé : De Tchernobyl en Tchernobyls


Je souhaitais lire ce livre publié en 2005, car au moment où j’ai achevé la lecture de trois petits ouvrages traitant du nucléaire - empruntés à la médiathèque de Meaux -  j’ai feuilleté celui-ci à la FNAC du Val d’Europe. Quand le 21 juin 2006, le haut débit fut installé à la maison ceci me permit d’en retrouver le titre et de l’emprunter… Voilà pour la petite histoire.

Georges Charpak a été prix Nobel de physique en 1985. En parcourant les premières pages, notons que nous devons à Hitler, l’extension spectaculaire de la prolifération des armes nucléaires et la transformation de l’énergie nucléaire en  électricité  générant des tonnes de déchets radioactifs parmi les grandes puissances du monde, dont la France !

Page 23 : L’attaque de Pearl Harbor, le 7/12/1941 par les Japonais transforma le projet Manhattan – ultra secret – en un projet qui fut une réponse à l’entrée des Américains dans la seconde guerre mondiale contre le Japon et l’Allemagne. Par ailleurs, les américains bénéficièrent de l’apport de physiciens ayant fui le nazisme.

Notons également : Toute matière de notre univers est un assemblage d’atomes, composé de protons et de neutrons. Le noyau de l’atome le plus léger, l’hydrogène, n’a qu’un proton et son nuage d’électricité est exactement formé par un électron. L’atome le plus lourd dans la nature, l’uranium, est composé en général de 238 protons et neutrons, mais il contient exactement 92 protons et son nuage d’électricité est composé exactement de 92 électrons.

Dans un proton ou un neutron on peut trouver des quarks qui sont mille fois plus petits que les noyaux soit : 10 puissance 3. Les quarks sont collés entre eux par des gluons. Les quarks sont insécables.

L’élément chimique le plus simple dans la nature est l’hydrogène. Le noyau de cet élément est constitué d’un seul proton.

Les trois quarts de la masse de l’univers sont composés d’hydrogène.

Un isotope est composé d’éléments particuliers  dont le noyau contient un nombre identique de protons mais un nombre différents  de neutrons. Ainsi, l’uranium 235 contient 92 protons et 143 neutrons ; l’uranium 238 contient 92 protons et 146 neutrons. Donc, Z = 92 pour les 2 isotopes, mais l’uranium 238 a 3 neutrons de plus.

Extraire un électron de l’atome exige une énergie plus élevée que celle qui lie l’électron au noyau. C’est l’électricité collée à l’atome qui est de l’énergie nucléaire.  

Le savais-tu ?  Un élément est défini chimiquement par le nombre d’électrons de l’atome, lui- même déterminé par le nombre de protons dans le noyau de l’atome. Alors que le nombre de protons du noyau atomique  est fixé, celui des neutrons peut être variable. 

 

Après l’installation des physiciens de renom aux Etats-Unis, les sciences physiques firent  un bon en avant.  De fait, ils constatèrent que le fractionnement d’un noyau lourd en deux noyaux plus légers et la fusion entre noyaux très légers conduit en un noyau plus lourd. L’énergie exploitable est égale à MC2  ou M est la différence de masse entre  noyaux initiaux et finaux de ces réactions et C la vitesse de la lumière  dans le vide. Cette énergie est des millions de fois plus grande par atome que celle résultant des réactions chimiques.  C’est grâce aux travaux de FERMI que les physiciens  fabriquèrent de l’uranium 235, lequel est à l’état brut dans la nature (page 47)

En 1934, Fermi et son équipe observèrent par hasard l’importance du ralentissement des neutrons. Ils se rendirent compte  que le bloc de paraffine placé devant la cible, traversé par des neutrons  était beaucoup plus efficace que les autres pour produire de la radioactivité (page 56)

Dans la paraffine deux noyaux d’hydrogène sur trois  - donc des protons – ralentissent de façon efficace les neutrons.

Suivant les types de réacteurs nucléaires, il y a un «modérateur» qui ralentit les neutrons de façon à ce que la fission entraîne une multiplication de radioactivité.

Les résonances de capture de neutrons dans l’uranium sont le résultat d’un phénomène vibratoire nommé Doppler.

Description de la réaction nucléaire en chaîne :

Chaque neutron libéré dans une fission peut être soit capturé par un noyau, soit sortir du combustible nucléaire, soit donner lieu  à une fission. Si tel est le cas : une fission en produit deux, chacune des deux en produit deux… et à  chaque pas de dix milliardième de seconde, le nombre de fission est de : 1, 2…32…1024…2048. Si la masse M est suffisante, le système change d’échelle et passe en moins d’une microseconde de l’infiniment petit de la réaction de fission initiale au nombre immense de noyaux contenus dans M. (Page 59)


Définition d’un réacteur nucléaire :

Ils utilisent la fission nucléaire pour produire de la chaleur. Celle-ci est extraite  des combustibles fissiles par des fluides appelés « caloporteurs) qui les refroidissent et transportent la chaleur de fission pour générer de la vapeur nécessaire aux turbines qui actionnent les générateurs d’électricité (p68)

Les effets des armes nucléaires (p86)

Les effets de l’arme nucléaire dépendent  de sa puissance (celle d’Hiroshima  anéantie la vie le 6 août 1945. La puissance  approximative était de treize kilotonnes). Ils dépendent également de l’altitude à laquelle la bombe éclate et des conditions atmosphériques. Quand une bombe explose son énergie thermique (rayons X mous) se transforme en rayonnement et cinétique provenant du cœur fissile. Cela est transféré dans l’atmosphère et le déplacement du rayonnement crée une boule de feu. Elle grandit  et carbonise tout sur des kilomètres ! L’expansion de la boule diminue, le rayonnement se refroidit  puis se répand plus lentement dans l’air.


C’est seulement en 1980 que les physiciens ont soupçonné que l’explosion de plusieurs bombes nucléaires pouvait affecter le climat en obscurcissant  le soleil et abaisser les températures proche de l’ère glaciaire, c'est-à-dire ouvrir une nouvelle ère : l’ère nucléaire… (p91)

La radioactivité et le vivant

En 1903, le prix Nobel de physique fut décerné à Henri BECQUEREL  et Pierre et Marie CURIE pour leurs travaux appelés : radioactivité. 

P174 : La France produit 1,2 kg de déchets radioactifs par habitant et par an. Nous pouvons comparer ce chiffre aux cent kilogrammes de déchets industriels toxiques (cadmium, plomb et autres métaux lourds qui ne se désintègrent  pas  et dont la durée  de vie est infinie !!!)

Seulement 2 % des déchets radioactifs sur ces 1,2 kg constituent un danger principal.  Après vitrification par la COGEMA, ce sont 24 grammes de produits par an et par habitant qu’il faut gérer pour au moins 100 000 ans (cent mille ans) afin de jouir en bonne conscience de l’électricité nucléaire. Réfléchir donc, sur les économies d’énergie de chauffage et de carburant !
 
Qu’est-ce que le combustible MOX ?

Les petits conteneurs où est enfermé l’oxyde de plutonium sont transportés dans une usine de fabrication de combustible : l’usine Melex de la COGEMA sur le site de Marcoule, dans le Gard.  Là, l’oxyde de plutonium est mélangé à de l’oxyde d’uranium sous forme de pastilles en céramique, le Mox, qui sera utilisé dans les réacteurs à eaux  légères.

Une usine de retraitement similaire à celle de la Hague a été construite au Japon, à Rokkasho.  La réalisation de cette centrale a duré vingt ans et a coûté vingt milliards de dollars.
J’apprends ici avec plaisir, que les déchets hautement radioactifs sont réutilisés ! 

A cause des risques de fuite de Sodium, chargé de fortes doses de radioactivité, le superphénix qui produit plus de radioactivité pour une quantité égale de matière fissile a été arrêté en 1997 par le gouvernement de Lionel Jospin. Il a été repris en 2003 par Jacques Chirac, pour des essais seulement (p 173).

P161 : Notons qu’en l’an 2000, malgré l’arrêt du superphénix, ce réacteur a coûté 8 milliards d’euros et il en coûte encore 100 millions d’euros par an. Le démantèlement global  coûtera 2 milliards  d’euros.

P184 : L’arrêt du superphénix  est lié au fait de l’abondance de l’uranium naturel qui avait été sous estimé au moment de sa construction.

Notons  que la radiotoxicité des matières fissiles  contenant du plutonium – qui ne se dissout pas  ou peu dans l’eau - est  moins dangereuse que le technétium  -99-  qui est un produit de fission très soluble dans l’eau (p177). Donc, la séparation du plutonium avant l’enfouissement des déchets nucléaires n’offre guère de gain important en matière de sécurité, notamment  en cas de retour dans la biosphère par les eaux souterraines.

P175 : En France, les déchets de faible ou moyenne activité à vie courte (moins de 30ans), conditionnés par fûts sont entreposés en surface sur les sites de Soulaines et Moronvilliers situés dans l’Aude et gérés par l’Andra. (Voir le lien  Internet sur l’inventaire 2006 des sites abritant des déchets radioactifs…) De fait, c’est toute la France que est sinistrée, Corse et départements d’Outre mer, inclus !

P191 : Le projet Pengea consiste  en la création  d’un site géologique  profond, réglementé et surveillé par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) acceptant les déchets conditionnés sous une forme  approuvée. L’agence et les Nations Unis  devront mettre en place un système  de surveillance pour alerter toute violation  possible et empêcher que des matériaux soient détournés pour se retrouver dans des bombes.

P197 : Plusieurs autres réacteurs sont actuellement à l’étude : réacteurs modulaires à haute température refroidis au gaz, et dont la  mise en service est prévue pour 2030. Un projet USA et Russie (Minatom). Fusion par confinement magnétique.

Ici s’arrête le résumé de Tchernobyl en Tchernobyls. D’autres résumés de livres sur le nucléaire suivront. 




CHARLES CHAPLIN





J’ai parcouru pratiquement, d’une seule traite, l’autobiographie de Charles  Spencer dit Charlie Chaplin (1889-1977)  intitulé : Histoire de ma vie Edité par Robert  Laffont dans la collection «vécu».

Contrairement à ce que je pensais de Charlie Chaplin, il n’était pas de confession Israélite mais protestante. 

Le petit Charlie a vécu des années noires  au 3 Pownall Terrace situé derrière Kennington road. Cette dernière était une longue et belle avenue, bien fréquentée. Au dernier étage du 3 Pownall Terrace, sa mère et lui occupaient une petite mansarde de trois mètres  sur quatre. Son frère Sydney étant parti en mer.

Charles, a vu en tout et pour tout son père qui était remarié, deux fois dans sa vie.

Quand sa mère, chanteuse et comédienne dans un music-hall, perdit sa voix, elle loua une machine à coudre afin de nourrir sa famille. Seulement, le manque de nourriture eut raison de sa raison et elle fut internée à plusieurs reprises.

Suite au premier internement, les deux enfants furent placés dans un orphelinat où la solitude s’avéra quelque chose de féroce à l’endroit du petit Charles. Cependant, elle revint les chercher, louant un nouveau taudis. Heureusement, le père versait dix shillings par semaine de façon à leur permettre de survivre.

Le pauvre Charles a fait tous les métiers et a travaillé un an parmi une troupe de comédiens : Les Jacksons. Il a connu également des coupeurs de bois, la faim, mais savait se rendre chez un camarade mieux nanti  dans le but de calmer son appétit !            

Enfin, la chance lui sourit, ce jour où il eut l’idée de s’inscrire dans une agence qui recherchait des comédiens : Blackmore de Bedford street. Un mois après, il fut engagé pour quarante semaines parmi une troupe de comédiens à deux livres dix ! Une fortune…  Son frère Sydney l’aida à apprendre le rôle de Billie.

Sa vraie chance fut d’être recommandé par son frère Sidney, au patron qui l’employait : le boss de la troupe Karno. La première année, la troupe fit une tournée uniquement  en Grande-Bretagne. La seconde, ce fut l’Amérique ! Malgré les gens qui l’entouraient, Charles se sentait seul et en avait un peu honte…

Pendant la tournée américaine, il fut remarqué par le patron d’un studio de cinéma : La Keystone, en Californie.  Ce dernier lui proposa de tourner des films comiques dans les studios de la Keystone. Il signa alors un contrat d’un an à raison de cent cinquante dollars par semaine, les trois premiers mois, et cent soixante quinze dollars les neuf autres ! Ce fut un contrat en or…

Plus tard Charles, n’oublia pas son frère Sidney. Il le fit venir en Californie afin d’y jouer également. Très vite le succès arriva et tous ses films remportèrent l’unanimité. Peu à peu, il se mit à fréquenter les vedettes du cinéma, brisant de la sorte sa solitude. Il connut les plus grands : Einstein, Bernard Shaw, Douglas Fairbanks, Marlon Devies,  W.R Hearst, Mary Pickford… Il loua même les services d’un majordome qui eut pour mission d’aller chercher Madame Chaplin à Londres. Elle vécut heureusement, les sept dernières années de sa vie dans l’opulence.

Il épousa une jeune actrice, mais leur mariage ne dura qu’une année. Le second mariage fut plus prolifique, puisqu’il eut deux fils. Je pense que son insuccès en Amour vint du fait que Charles Chaplin privilégiait davantage sa vie de cinéaste que celle de père de famille. Par ailleurs, les épousées cherchaient également une réussite professionnelle plus que familiale !
 
Lors du Krach boursier de 1929, il ne perdit pas un dollar. Sachant qu’il y avait quatorze millions de chômeurs en Amérique, Charles pensait qu’il valait mieux conserver ses liquidités chez soi que dans des coffres.

Un faux pas dans sa vie, lui a coûté très cher 

Un discours politique, au moment de la seconde guerre mondiale où les Russes réclamaient des Etats-Unis un deuxième front de résistance contre les nazis, l’ambassadeur américain à Moscou – Monsieur  Joseph Davies - devait prendre la parole  en faveur  du secours de guerre à la Russie. Ce dernier, souffrant d’une laryngite, un haut fonctionnaire américain demanda à Charles Chaplin de le remplacer au pied levé ! Il le fit brillamment et d’autres discours suivirent, dans lesquels le grand Charles employait le terme «camarades» expliquant par ailleurs que si le Caucase passait aux mains d’Hitler, ce serait quatre vingt dix huit pour cent des réserves de pétrole russe qui serait aux mains des ennemis de la liberté et la porte ouverte aux nazis sur les pays d’orient faisant de la sorte renoncer le monde à la liberté !

Les journalistes firent leurs choux gras de propos pourtant pacifistes, disant que Chaplin était un communiste prorusse et n’avait jamais à ce jour embrassé la nationalité américaine alors qu’il vivait depuis quarante ans aux Etats-Unis… Le grand cinéaste répondit que c’était bien sûr le fisc américain qui empochait les recettes fiscales engrangées grâce à des recettes réalisées à quatre vingt pour cent à l’étranger !

Tristement, ce battage médiatique mit Charles Chaplin sur la sellette au point de quitter Los Angeles et heureusement que Oona, sa dernière épouse, déposa à la banque sa signature avant leur départ, car le couple aurait bien pu tout perdre… Six mois après ces incidents, Charles Chaplin vendit les parts de sa société de films car le dernier en date – Monsieur Verdoux -   fut assommé par la critique New Yorkaise et autres, à cause du mauvais procès qui était fait au chéri d’hier !

Oona et Charles Chaplin décidèrent de s’installer en Suisse après un périple à Londres, Rome et Paris. Oona désirait une maison et non un hôtel pour leur cinquième enfant. Ils firent l’acquisition d’une magnifique propriété située dans un village un peu au-dessus de Vevey qui est une ville du canton de Vaud, sur la rive nord du lac Léman, entre Lausanne et Montreux. 

Il recruta un nouveau personnel, bien qu’il continuait à payer celui de la propriété de Beverly Hills, puis il fit vendre la propriété de Los Angeles au grand dame des domestiques. Seule sa première secrétaire qui portait les projets alors que tout était encore en devenir – Edna Purviance – demeura attachée aux Chaplins jusqu’à sa mort.

Le grand Charles connut enfin le bonheur auprès de Oona et de leurs huit enfants. Oona renonça à la nationalité américaine...

Mon point de vue sur l’autobiographie de « Charlot » est qu’il avait  des difficultés à exprimer ses sentiments bien qu’il aimait profondément sa femme, à l’image des autres hommes de la planète.  Bye bye Charlie et merci du fond du cœur !

Notons que le petit pauvre des rues de Londres a eu une idée magistrale : inventer un personnage : Charlot. Ce dernier fit rire la planète entière durant des années et çà n’est pas terminé ! Le Charlot aux gros yeux grimés, à la démarche déhanchée, la tête en l’air, aux faux airs d’amoureux fit de Charles Spencer Chaplin un homme respecté, aimé de tous.  A vous de jouer les jeunes, ayez des idées, mettez-les en pratique et vivez heureux à l’image de Charles Chaplin !