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Journal Intime II

Etant donné que j’ai perdu par inadvertance, le journal intime commencé en 1974, je commence celui-ci, le dix janvier 2006.

Quand la page est devenue blanche et que je l’ai sauvegardée à la place de mon journal, je voulais simplement noter qu’Ariel Sharon, le premier ministre Israélien, a été maintenu dans un coma profond à l’hôpital de Jérusalem à la suite d’une hémorragie cérébrale depuis le dimanche soir, huit janvier 2006. Les membres des Palestiniens hostiles au leader Israélien ont souhaité lâchement sa mort. Aujourd’hui, mardi 10 janvier 2006, il vit et a bougé deux de ses membres, alors qu’il a eu deux autres hémorragies cérébrales. Bien sûr, son état physique et mental dépend entièrement des zones du cerveau qui ont été irrémédiablement atteintes.

Dans l’émission de Patrice Gélinet sur France Inter, a été évoqué le parcours du lion du désert. Tout d’abord, à l’image d’Isaac Rabin, Ariel Sharon est militaire de carrière. A plusieurs reprises il est passé outre les ordres du gouvernement Israélien pour n’en faire qu’à sa tête. A Sabra et Chatila, tristement célèbre pour le massacre de huit mille palestiniens sans défense par des phalangistes Chrétiens (Libanais),  il avait donné l’ordre de ne pas atteindre la capitale du Liban : Beyrouth. Or, c’est dans un quartier de Beyrouth que le massacre a eu lieu, alors que la capitale libanaise était sous son commandement. Etant au courant de ce qui se passait, il a laissé faire. En Israël, il y a eu des manifestations monstres, rassemblant un nombre impressionnant d’Israéliens. C’était en 1980. Ensuite, Ariel Sharon a vécu une traversée du désert qui a duré vingt ans, où  il était responsable du Likoud.

Avec les attaques cérébrales qu’il vient de subir, Ariel Sharon ne pourra plus diriger le pays. Cependant, il a enfin montré le chemin pouvant conduire ce pays malmené, vers la paix en rendant une partie de Jérusalem et des territoires Israéliens occupés en Cisjordanie, aux Palestiniens. Yasser Arafat dont le tombeau est à Ramala, en Cisjordanie, doit savourer une victoire post mortem. C’est le bras droit d’Ariel Sharon qui va prendre la succession au sein du nouveau parti politique qu’il vient de créer.


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Jeudi 19 janvier 2006

Si de fortune, j’étais enfin publiée,  que je gagne un jackpot de l’euromillion, je serais comblée. Guillaume ne croit plus à une publication et c’est compréhensible. Pourtant, les choses vont se réaliser les unes après les autres. Comme j’aimerais lui permettre de  quitter le cursus professionnel avant les cinq années qui lui restent à travailler, avant la retraite ! J’en serais doublement heureuse : l’enlever du Cabinet Corte ; qu’il reste auprès de moi chacun des jours de notre vie, ne serait-il pas quelque chose de merveilleux à vivre ?

Dans un sens, j’aimerais être publiée et ne pas l’être, à la fois. La chose paraît toujours effrayante, malgré les années qui filent, car au fond, ne suis-je  point bien, telle que je suis ? La nouveauté effraie  plus ou moins,  craignant de renoncer à ce que j’aie mis tant d’années à bâtir. Je suis assez fière de notre couple, ayant mis  énormément d’énergie afin qu’il parvienne sain et sauf, jusque-là !

Noté à Meaux, le  jeudi 19 janvier 2006. Il est seize heures onze minutes. Ciao.


Aujourd’hui, mercredi 25 janvier 2006, je constate que plus personne sur les ondes de radio ne parle de l’état de santé du premier ministre Israélien : Ariel Sharon ! Probablement, demeure-t-il dans un état stationnaire, sans oublier qu’il vit grâce à une trachéotomie.

Dimanche soir, TFI a montré une femme âgée qui vit dans les rues de Moscou, alors que le thermomètre affiche une température de quarante sous zéro ! Ici, il fait à peine un degré, car un froid imprévu sévit dans le Nord de l’Europe actuellement. La Grèce affiche des températures de moins trente degrés sous la neige, ce qui est très inhabituel. En Allemagne le mercure est descendu à vingt, en dessous de zéro. La Turquie est également sous la neige, ainsi que la Pologne. Heureusement ! Un anticyclone protège notre belle France. Toutefois et malgré que nous bénéficions d’un ensoleillement magnifique, le thermomètre est à trois degrés au-dessus de zéro, alors que la côte d’Azur bénéficie de dix degrés ! Des chutes de neige sont à prévoir dans l’Est de la France d’ici demain. Serons-nous une nouvelle fois, épargnés ? Je l’ignore.

Monsieur et Madame Balle sont revenus d’un séjour idyllique à l’île Maurice où ils ont eu un temps merveilleux. Quand ils ont quitté cette île lointaine, il s’est mis à pleuvoir des cordes. Tristesse, pour les estivants suivants… Il a  dit bénéficier d’une remise de quatre vingt dix pour cent sur les billets, travaillant à Air France. Toutefois, ces billets bon marché font du remplissage et n’autorise guère un départ fixé à l’avance. Alors, notre voisin  a acheté ses billets à cinquante pour cent de leurs valeurs sur le net. Ce que nous pouvons faire. Il  a évoqué les Mauriciens qui semblent aimer les Français, ce qui est une rareté dans le monde. Peu d’étrangers les aiment. Autrement, Monsieur Balle paraît content de son voyage, j’écris «il» car Madame Balle reste effacée,  à l’écart de nos contacts verbaux, bien sûr. Quand j’ai rendu les clefs de leur appartement, elle n’est pas venue me saluer. Je sais qu’ils ne sont pas en bonne santé, tous les deux. Je n’arrive plus à me lier d’amitié avec des inconnus, s’ils n’ont aucun lien de parenté. C’est sûrement une question de confiance. Au fil du temps, des affaires terribles perpétrées sur des enfants, des femmes seules, des jeunes filles, de jeunes hommes,  ont élimé la confiance naturelle dans laquelle je baignais encore adolescente. Parviendrais-je à me lier durablement, un jour ? A ce sujet, je me demande si ce que j’écris corrobore avec celle que je suis réellement.

Je visualise fréquemment  «mentalement» la vieille femme qui était assise sur une marche, enroulée dans des écharpes, disant au journaliste «J’ai peur de mourir dans la rue ». Le journaliste a clos l’interview sur ces mots « Malgré les moins quarante, aucune bouches de métro ne restera ouverte, aucun gymnase, aucune structure d’accueil supplémentaire ! » J’ajoute : Les russes sont des connards et cela ne date pas d’hier…

Malgré que les accusés de l’affaire d’Outreau, aient été libérés de prison, ils ont eu le droit de participer au jugement de leur affaire. Ceci, afin de déterminer les responsabilités de chacun des membres de la justice française, ayant mis en prison sept innocents trois longues années. N’est-ce point une honte, au regard de la justice française ?  Des familles entières ont été brisées à cause de faux témoignages de Madame Myriam Badaoui qui était «jalouse» que d’autres femmes soient plus heureuses qu’elle !

L’huissier de justice, qui a été incarcéré trois ans, a vu sa vie brisée. Il a tenté une seconde fois, de mettre fin à ses jours, car il ne pénètre toujours pas pourquoi tout ceci lui est arrivé. Son fils est désormais un adolescent brisé, presque autant que lui. Cet homme est aujourd’hui séparé de sa femme et de ses trois enfants…

J’arrête ici les nouvelles. Mercredi 25 janvier 2006. Il est quinze heures quarante minutes. 


Aujourd’hui, nous sommes mercredi 1er février 2006 et je souhaite noter comment s’est passé la journée.

Je n’oublie pas que c’est le huitième anniversaire du décès de Marianne. Je la revois à la morgue, le corps étendu couvert d’un drap jaune pâle. Les ongles des doigts étaient bleuis. Le personnel attendait Guillaume et moi, afin que  nous reconnaissions le corps... C’était un jour en dehors du temps. Encore maintenant, je pense aller la visiter à Villiers-le-Bel. La disparition de ma sœur aînée a été une perte cruelle à mon endroit, d’autant qu’elle avait à peine cinquante cinq ans... . 

Par ailleurs, j’ai relu la lettre d’Acte Sud, qui indique clairement que sans réponse de leur part, à l’issu de quatre mois, je devrais considérer mon manuscrit refusé ! Cela fait exactement quatre mois et bien sûr, je n’ai toujours pas de réponse. Comme elles me manquent, les relations de mon père, celles du père de Guillaume !  Ceci  aurait permis de réussir notre vie, ce qui est loin d’être le cas ! Notre existence est banale, il faut bien l’admettre.

Comment aurions-nous pu tisser des relations ? D’ailleurs, ces personnes, indispensables à la réussite sociale ne m’ont jamais attirée. Je pensais 

«Je peux beaucoup leur apporter, parce qu’ils ignorent  la vraie vie, toutes les ficelles mentales que je maîtrise. Valent-ils l’effort de les connaître ? C’est curieux comme ceux d’en bas m’attirent davantage. De fait,  les biens nés semblent avoir pénétré l’essentiel de l’existence. Il y a non seulement les ficelles autorisant une réussite sociale rapide, mais ils savent donner du sens, à la vie elle-même.  Alors, il faudrait maintenant, leur fournir la clef des portes de la misère, pour devenir meilleur ? Non. Je ne suis pas aussi  égoïste qu’eux, n’ayant nullement  besoin de craindre le Seigneur pour ressentir de l’empathie à l’égard des pauvres gens. Pas eux ». 

La troisième chose est l’attitude de Guillaume qui ne supporte plus ma voix. Il aimerait de fait, avoir une présence auprès de lui, après son travail à l’extérieur et un vagin disponible quand il ressent le besoin de copuler. Point. Finalement, il est en train de mépriser en moi, ce qu’il y a de plus sacré : mon savoir, lié bien sûr à une ouverture d’esprit dont il est privé, étant donné la mère qui l’a enfanté et un certain dégoût à l’égard de l’effort.  Ne cherche-t-il point à atteindre ma fierté ? Donc, l’humiliation de me faire taire, alors que je n’ai pas prononcée cinq phrases dans une journée entière devient sur-le-champ intolérable ! Monsieur désire écouter le journal, que je connais par cœur !

Nous vivons à deux, et que faisons-nous sous le même toit, si nous n’échangeons pas trois phrases en vingt quatre heures ? Parce qu’après le journal, il débarrasse la table alors que je range la cuisine. Ensuite, je me pose sur la banquette et il ne faut surtout pas commenter l’émission, le film ! Il est vrai, que lorsque je regarde un film seule, je ne fais aucun commentaire à haute voix. La compagnie m’incite à m’exprimer sur l’intrigue justement parce qu’il est là, près de moi. Autrement, où serait l’avantage d’être deux ?

Hier, nous avons regardé «L’odyssée de la vie» montrant la grossesse d’une femme d’origine italienne qui travaille dans le merveilleux parc d’attraction aquatique antibois : Marineland. Son job consiste à nourrir les dauphins et à nager en leur compagnie. Elle vit avec un certain Manu qui est blond, fort et porte une queue de cheval à l’image des routiers. J’ai envié cette femme, la voyant préparer la chambre de bébé, alors qu’elle était enceinte de quatre mois à peine. Comment ne pas me souvenir de Karen, ayant dormi les trois premiers mois de sa vie, dans le landau que Marianne avait offert et de Samantha ayant dormi à même le sol, sur un matelas, parce que Maman n’avait personne pour l’emmener acheter le lit qu’elle voulait lui offrir ! J’ai attendu quatre mois, pour que mon second bébé dorme dans un lit pliant à cent quarante francs… Maman a toujours eu l’art et la manière de me décevoir franchement.

Revenons au film. Son compagnon était auprès d’elle, écoutant bébé, observant l’évolution du ventre. Guillaume ne m’a jamais enlacée, ni embrassée. Il ne s’est jamais intéressé de près ou de loin, à mes grossesses. Ce comportement  n’est  pas lié à son jeune âge, bien qu’il avait vingt ans, quand Karen est née. C’est, je crois, parce qu’il n’a pas eu de marque d’affection. Irène a tout fait pour ses enfants, mais ne les a jamais cajolé, embrassé. C’est triste de constater en permanence, l’ombre de cette femme au travers de Guillaume. Parfois, l’Amour que je lui porte devient ténu et celui de Guillaume à mon endroit, également. 

Il pensait que je réussirais dans la vie. Or les choses tardent à venir. Je ne veux pas le changer, sans pour autant suivre un autre, sur un coup de tête. Je l’ai déjà écrit : le temps des rêves est fini. Je me demande s’il existe des hommes réellement «amoureux» de leurs femmes ? J’en doute. Les hommes restent auprès des femmes qui les gardent, parce qu’ils ne ignorent comment, vivre seuls.

De mon côté, j’ai aimé Guillaume, bien qu’il ne ressemble en rien, à celui que j’attendais. Je ne puis lui en vouloir, de n’être pas celui que j’avais imaginé. Et puis la réussite sociale, c’était un objectif personnel. Pas le sien. Cependant, il aurait pu quitter le cabinet Corte, où son salaire est gelé depuis des années. Pourquoi continuer à enrichir deux radins ? Je ne comprends absolument pas son attitude. Nous sommes d’accord finalement, sur peu de choses : la bouffe, les sorties à la Fnac, en grandes surfaces et parfois à l’extérieur, le cinéma (pas les mêmes films) la visite des musées, la lecture, une nature solitaire, la marche à pieds.  

Un quatrième point m’a anéantie : l’état physique d’Irène. Nous sommes allés la voir dimanche et j’ai constaté combien elle était affaiblie. Cela m’a énormément peinée et surtout, j’ai prié égoïstement d’être plus alerte qu’elle, dans une trentaine d’années ! Je suis terrorisée à l’idée d’être diminuée. J’ai même revu les albums photos des années 1979, c'est-à-dire quand elle avait cinquante sept ans, mon âge actuel... Nous ne présentons pas le même look. A cinquante sept ans, Irène portait du cinquante deux, alors que je rentre aisément dans du quarante quatre, soit une taille de plus qu’à trente ans. Cependant, je crains la vieillesse. Je ferais tout mon possible pour me maintenir dans un état physique et mentale satisfaisant.

Voilà, ce qui m’a perturbée depuis dimanche. Hier et aujourd’hui, je n’ai pratiquement eu aucune activité. Hier, je suis allée à quatre heures acheter chez Testart une paire de baskets superbes qui ne m’ont pas même fait plaisir. J’ai simplement réparé le blouson gris que Guillaume m’a acheté chez Décathlon il y a une quinzaine de jours et après je me suis assise sur la banquette du séjour. J’avais un ventre ballonné et aucun appétit. Alors j’ai fait un thé et avalé quatre biscottes confiturées. A dix sept heures trente je me suis assise sur la banquette du balcon un petit quart d’heure. Il faisait froid. Ensuite, j’ai allumé l’ordinateur.

Je ne sais même plus, ce qui me ferait plaisir... Tant tout ce que j’attends tarde à venir. Je ne suis pas désespérée, mais plutôt écoeurée de la situation qui est éternellement bloquée, devant laquelle je me sens tellement impuissante.

Bye for now. 

Meaux, le mercredi 1er février 2006. Il est dix heures cinquante minutes.


Curieusement, j’ai envie d’écrire le lendemain du jour maudit, que j’ai vécu hier, pratiquement à ne rien faire, dans une espèce d’état léthargique... tout le jour.  Aujourd’hui, j’ai été plus active, repensant à «Francis»...
 
Je n’ai pas une double face, seulement Guillaume me délaisse la semaine, le week-end, même si chacun des rapports sexuels est bien. Il parle peu, ne se livre guère et notre vie ressemble à une implacable routine que j’exècre de plus en plus. Je ne vois rien venir, côté éditeurs et en dehors du coup de fil de Karen, quasi quotidien, je ne parle à personne. Guillaume se pointe à dix-neuf heures quinze, prononce toujours des questions identiques et s’enferme devant la boite à images, devant l’écran de l’ordinateur.

J’aurais besoin d’autre chose, d’une compagnie plus vivante, plus joyeuse. J’ignore qu’elle serait l’attitude de Francis envers moi, si nous vivions ensemble ? Cependant, je sais qu’il serait plus en verve et surtout qu’il a des amis, des activités sportives, justement parce qu’il vit seul depuis longtemps  (je crois). Toutefois, je redoute l’inconnu. J’ai même envie d’écrire : il me terrifie ! Plus jeune, j’appréhendais simplement la nouveauté, or aujourd’hui la solitude où je me suis plongée moi-même, m’interdit de désirer la nouveauté.  Comme mon existence est pesante aujourd’hui.

J’aimerais qu’elle change et vite, car je hais la grisaille,  le froid perçant qui règne à Meaux alors que le soleil brille ailleurs. Qu’avons-nous à attendre d’une existence en région parisienne ? Pourquoi ne pas chercher un job à Nice, qui est une ville grouillante, où les sièges sociaux de firmes internationales ne manquent guère ? Une fois le job déniché, il serait aisé de louer une soixantaine de mètres carrés sur les hauteurs, à un prix abordable. Je suis persuadée que sous le soleil, les choses seraient plus gaies. De toute façon, si j’étais publiée, je n’attendrais pas longtemps pour déménager ! Les Meldois sont d’un ennui décourageant et d’une stupidité étonnante...  Voilà où j’en suis.

Je voulais noter que les Palestiniens ont élu un président issu du Fatah qui est un parti terroriste, à l’image de ce qu’est le Hamas crée par Yasser Arafat au début de l’Intifadah. Quand le Hamas a été choisi par le peuple palestinien, nous avons appris qu’il recevait des aides de l’Europe, des Américains et de la TVA sur les marchandises transitant d’Israël en Cisjordanie. Pour le mois de janvier, la somme s’élève à trente millions de dollars !  Israël a exigé du Fatah qu’il reconnaisse l’Etat d’Israël et qu’il cesse ses attentats à la bombe. L’Amérique et l’Europe n’ont pas coupé les vivres aux Palestiniens, mais exige d’ici deux mois la reconnaissance d’Israël et l’arrêt des attentats…


Le journal Intime de Joseph Goebbels a été publié par les éditions Taillandier. Il a été réuni soixante dix journées du bras droit d’Hitler et des notes explicatives permettent enfin de pénétrer le fonctionnement du troisième Reich grâce au journal intime de Goebbels. Il vaut trente cinq euros, mais il compte plus de mille pages. J’aurais aimé l’acheter, sachant que je ne pourrais le lire au cours de l’année 2006. J’ai toutefois fait l’acquisition du CD Rom de l’encyclopédie médical Larousse pour quarante cinq euros à peine ! J’ai enfin le détail des maladies, leurs fonctionnements et même les remèdes médicamenteux et surtout alimentaires ! Je suis aux anges.

Dorénavant, je sais précisément ce  qu’est un diabète sucré, quels sont les remèdes. J’ai découvert également, que si j’ai le psoriasis, c’est que je suis carencée en Rétinol qui n’est rien d’autre que la vitamine A. A midi, j’ai consommé deux carottes râpées et un peu de salade, plus des betteraves rouges crues, râpées. Il faut également manger régulièrement du foie, non seulement pour le fer, mais pour la vitamine A. Toutefois, la ration recommandée pour un adulte n’est que de huit cent microgrammes par jour, sachant qu’une partie de la vitamine est assimilée. J’espère tenir le cap, car même les cornes aux pieds sont liées à cette carence. Comment aurais-je découvert tout cela, sans mon encyclopédie médicale ?


Bye for now!

Jeudi 2 février 2006. Il est dix-huit heures quarante. C’est la chandeleur, donc ce soir, je vais préparer des crêpes.

    
Aujourd’hui, mercredi 8 février 2006, je voudrais noter que Guillaume a reçu sa première contravention, pour excès de vitesse. Il a été flashé à quatre vingt douze kilomètres heure, alors que le radar réduit de cinq kilomètres/heure le chiffre enregistré. Il allait à sept heures vingt huit minutes du matin à quatre vingt-dix sept kilomètres/heure, alors que la vitesse autorisée à cet endroit est de quatre vingt dix ! Le montant forfaitaire de l’amende est de soixante huit euros. Cependant, si l’amende est réglée dans les quinze jours - à dater du jour de l’envoi de la missive - elle n’est que de quarante cinq euros. Si elle n’est pas réglée dans les quarante cinq jours, elle sera de cent quatre vingt euros. Quand le règlement est enregistré, c’est que le contrevenant reconnaît l’infraction et se voit déduire un point, au permis de conduire. Seule la préfecture de police peut dire combien de points il y a sur le permis de conduire d’un automobiliste. Il a dépassé la vitesse autorisée de seulement deux kilomètres/heure ! C’est peu, aussi n’aura-t-il qu’un point retiré sur le permis.

A noter. C’est la première fois, depuis la mise en service des contrôles radars, qu’il a été flashé !

Je voulais également noter, que cette après-midi aura lieu le jugement du juge Burgaud à l’Assemblée nationale à Pairs. Il a signé la mise en détention de pères et de plusieurs mères de famille dans l’affaire d’Outreau. Madame Myriam Badoui devrait connaître, l’enfer !

Il y a aussi des grèves d’étudiants à cause de nouveaux contrats jeunes, les mettant dans la précarité, alors qu’avant ils restaient à la maison, touchant le RMI (Revenu Minimum d’Insertion) ! Je ne suis plus du tout d’accord avec les acteurs de la gauche. Vingt cinq pour cent des jeunes diplômés ou pas, restent sans emploi.  Ne vaut-il pas mieux signé un contrat de deux ans pour un premier emploi, que de gagner un RMI dont les fonds sont prélevés sur la collectivité ?

Le Canard enchaîné a publié des dessins humoristiques tournant au ridicule le D… des Musulmans du monde. Les premières publications sont intervenues dans un journal Danois, il y a exactement quatre mois. Les autorités musulmanes du monde entier ont manifesté à l’égard du Danemark un mécontentement explosif, ambassade du Danemark dynamitée en Iran, au Liban. Toute la communauté musulmane s’est insurgée contre le Danemark et le Canard Enchaîné de la semaine dernière qui représentait Mahomet avec une bombe sur la tête à la place du chapeau !

Monsieur Boubakeur représentant la communauté musulmane française à porter plainte contre le journal français, mais a été débouté. Il paraîtra donc aujourd’hui, avec de nouvelles caricatures. Je pense qu’il s’agit d’un excellent moyen de démystifier le chef religieux suprême des musulmans, dont la grande majorité le porte aux nus, pendant que les Yallatollah défendent des intérêts personnels, se fichant royalement des pauvres musulmans volontairement maintenus dans un obscurantisme relatif, de façon à mieux les exploiter !

Le dénigrement de l’intégrisme aurait dû être entrepris de longue date, de façon à faire réfléchir davantage, les musulmans de la rue, s’agrippant aux préceptes religieux imaginant qu’ils les sortiront non seulement de la misère mais leur feront une place au paradis ! Si la communauté musulmane poursuit un comportement excessif à l’égard des Danois, des Français, des Américains, ces derniers peuvent parfaitement leur mettre une bombe atomique sur la tronche, ce qui les fera taire une bonne fois… Plus ils prennent de l’ampleur dans les conflits, plus les musulmans deviennent dangereux à l’égard de la démocratie, de la liberté. Malheur à eux, s’ils poursuivent de nous empoisonner l’existence par tous les moyens imaginables et possibles…      

En tout cas, je me sens seule, préférant peut être la solitude et la tranquillité, qu’à une agitation bien inutile autour de moi. Bye for now ! 

Mercredi 8 février 2006. Il est dix-sept heures trente-huit minutes. 


Aujourd’hui, jeudi 16 février 2006, je n’ai pas envie de sortir. C’est certainement à cause du temps pluvieux et venté, car hier soir j’ai eu un orgasme long et fort. Je me sens bien, malgré que j’aie encore un peu de sommeil dans les yeux. 

Aujourd’hui, je me sens si seule. Rien ni personne ne saurait m’émouvoir. L’essentiel pour un être – quel qui soit – étant de se sentir bien auprès d’un autre être. Etant donné que c’est ce qui a lieu, auprès de Guillaume, le reste m’importe peu, même s’il s’agit de mes enfants.

Il est curieux de constater comment la fibre maternelle peut s’effriter, dans la mesure où elle n’est pas entretenue par des entrevues, des mots gentils, de petits cadeaux, des repas partagés dans la bonne humeur. Je crois avoir fait tout ce que je devais, pour mes enfants. Or aujourd’hui, je n’ai en retour,  qu’un appel téléphonique de Karen, chacun des jours de ma vie. 

Plus tard, j’en ai l’intime conviction, les petits-enfants reviendront vers Guillaume et moi. Cela réchauffe un peu, ma solitude. N’est-ce point pourtant, une étincelle ténue gisant au bout d’un tunnel sombre dont je crois,  le bout est encore loin ? 

J’en suis attristée, d’autant que je ne méritais pas çà. N’étais-je point une enfant docile, généreuse plus que de raison envers ma mère ? Tant pis. Cà n’est pas un juste retour des choses, aussi crois-je que nos petits-enfants sauront rendre un peu, de ce que j’aie «donné» sans compter, à leurs mamans.

Bye for now.  

Jeudi 16 février 2006. Il est quinze heures trente et une minutes. 

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Aujourd’hui, nous sommes lundi 27 février 2006, il est dix-sept heures vingt-huit.

Sylvie a partagé toute la semaine dernière à Meaux, auprès de moi !
Je suis heureuse d’avoir tenue le coup, car la fatigue était là. Cependant, après une heure de repos, je pouvais encore marcher deux heures d’affilée, malgré les travaux déjà assumés.

De fait, les corvées quotidiennes ont bouffé mon énergie, m’interdisant de jouir pleinement de ma petite poupée vivante. C’est ainsi que j’appelais Karen et Samantha, quand elles avaient son âge. N’est-ce point mignon ?  Autant mes filles se disputaient éternellement, autant Sylvie fait preuve de désobéissance et m’affronte chacune des fois où j’explique quelque chose, où je demande d’exécuter une action. Elle refuse d’obéir et je crois qu’en classe, c’est «son» problème majeur ! Elle m’a souvent manqué de respect et n’a pas du tout acceptée que je dise : ton père est gros. Pourtant, c’est la stricte vérité. La jeune demoiselle a relaté la question à Karen, qui s’est jointe à mon avis.

J’aime beaucoup Karen, alors que pendant des années, je pensais qu’elle me détestait. Je ne crois pas que j’étais à côté de la plaque. Non. Il s’agissait de l’idiote rivalité opposant mère et  fille, au sujet de l’amour du père ! Eh oui. Freud a mille fois raison, même si la plupart des psychologues actuels tentent d’innover en matière de psychologie. Boris Cyrulnik est certainement un excellent psychothérapeute, mais il serait faux d’imaginer que les bases de ses raisonnements en la matière ne soient point empruntées au grand Viennois, Sigmund Freud.

Je souhaite juste, noter un détail : Guillaume ne supporte pas ses petits-enfants. J’en suis attristée, mais certainement pas étonnée. Les hommes sont tellement égoïstes, que sitôt leur univers perturbé,  ils deviennent hargneux, voire grincheux ! C’est difficile d’être une femme, une maman, une mamie, une amante auprès du même homme. Je l’ai choisi, alors j’assume tous ces défauts et D… sait s’ils sont nombreux. I’m sorry  for me.

Bye for now !

Lundi 27 février 2006. Il est 17heures 41  minutes

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Hier, dimanche 5 mars 2006, nous ne sommes pas sortis du tout. C’est assez rare, je dois bien le préciser. Pour récupérer, j’ai filé après le ménage et le reste, à pieds sur la grande Ile où j’ai bavardé en compagnie de Madame Paré qui vient de la Charente Maritime, près de Royan. Elle a cheminé auprès de moi, mais j’ai eu l’impression de la fatiguer, marchant plus vite qu’elle. Madame Paré projetait de se rendre à la Mairie de  Meaux afin d’en savoir plus long sur un éventuel voyage à Rosas, en Espagne.

C’est un curieux hasard, car nous y sommes allés. Concernant le voyage, il sera de quatre jours, plus deux de transport, le tout pour trois cent cinquante euros, la mairie s’acquittant du reste des frais. Le prix comporte le voyage en autocar, l’hébergement tout compris et les visites guidées. Seul les repas durant le trajet sont en sus. Elle a réservé une place pour le 6 octobre 2006.

Quant à nous, nous n’avons jamais le droit à rien ! J’ignore jusqu’à quand devrais-je attendre d’être publiée... Je commence vraiment à ne plus y croire. Je passe mon temps à faire le ménage, ranger le linge, repasser, préparer les repas, m’aérer, à lire et à écrire. Suis-je au sens propre du terme, une artiste ? J’ai plutôt l’impression de n’être rien du tout, plutôt qu’une artiste ! Qu’est-ce l’Art sans personne pour l’admirer, sans personne pour l’approuver, le réprouver ? Strictement rien !!

Samedi, Guillaume s’est rendu chez l’ophtalmologiste, alors que j’avais pris rendez-vous début janvier. Madame Hélène Jacob est une longue femme crispée, raide et froide. Bien que médecin spécialisé en ophtalmologie, elle m’a fait de la peine. Cette pauvre femme n’est pas « baisée » du tout et semble emmurée au cœur d’une profonde solitude. Toutefois, si Guillaume collait le nez sur l’écran au travail, c’est parce que sa presbytie s’est légèrement développée. Par ailleurs, il a une rétine parfaite et une tension de l’œil de quatorze. Hélène Jacob a dit : «C’est on ne peut mieux ».

Elle a parlé de la prothèse oculaire qu’il faudrait changer. Guillaume a répondu «C’est prévu pour cette année». Il faudra lui envoyer une lettre afin d’établir une ordonnance à l’attention de l’oculariste. A la fin de la consultation, j’ai pris rendez-vous pour le 9 septembre 2006. Dans sept mois entiers ! N’est-ce pas une honte, d’attendre sept mois, pour une auscultation des yeux ?

J’ignore si j’irais chez elle ou ailleurs, étant donné l’éloignement du rendez-vous. Dans le fond, tout ce qui m’intéresse c’est d’être publiée. Ensuite, nous verrons bien. Mais le serais- je un jour ? Si une bonne âme m’avait informée qu’il fallait attendre quinze années avant que mes écrits soient lus par le plus grand nombre, j’aurais écrit, mais sans y mettre toute mon énergie !

Samedi matin, nous avons reçu par lettre recommandée. C’était une convocation à l’assemblée générale des copropriétaires. La réunion aura lieu lundi 20 mars 2006. Puisque Madame Vaire ne s’est pas donnée la peine d’apporter comme les années précédentes, la convocation, je n’y assisterais pas. D’ailleurs, un pouvoir a déjà été confié à Monsieur  Balle. Voilà. J’espère ne plus jamais revoir cette personne.

Pourtant, jeudi 2 mars 2006, Madame Vaire se trouvait dans le hall du 41, paraissant y attendre quelqu’un. Je ne me souviens plus si elle a répondu à mon salut… C’est vraiment une «conne». Désolée, mais j’ignore d’autres mots envisageables pour elle. Ensuite, je vois deux boites aux lettres défaites. Je demande à haute voix « Que se passe-t-il ? » Pas de réponse de Madame. Je dis plus haut « Vous pourriez avoir la politesse de répondre quand l’on vous parle ». Je poursuis « Vous êtes dure d’oreilles peut-être ?» Je filais en même temps qu’elle, lui lançant un mauvais regard. J’espère que ce sera la dernière image d’elle.

Si j’avais été publié, je n’aurais point à la supporter encore et encore ! J’en ai par-dessus la tête de partager un environnement bruyant au possible. Si je suis née, uniquement pour réaliser cela, çà ne valait pas la peine de venir du tout. Je ne remercie point père, d’avoir sauvée la vie du fœtus que j’étais, disant au médecin  « Que les deux vivent ou que les deux meurent». S’il avait choisi seulement maman, je n’écrirais point en ce moment et ce serait tant mieux pour moi !

Je ne crois pas que quelqu’un ici-bas, ait réellement besoin de moi. Guillaume et les enfants trouveraient des personnes de substitutions et le tour serait joué ! Quant à mes écrits, le monde vit, grandit et meurt en s’en passant parfaitement. Alors, pourquoi ne continuerait-il pas sans moi. Etant indispensable à quiconque, quel est le but de mon existence ? Les êtres humains sont préjudiciables à leur environnement, à leurs prochains, la plupart du temps. Alors, si les inutiles disparaissaient, l’humanité s’en trouverait allégée. N’est-ce pas ?

Samedi 4 mars 2006, j’ai repris la conduite parce qu’après le fond de l’œil, Guillaume ne pouvait pas conduire. Ce dernier a dit avoir été «secoué» mais je me suis comportée après dix ans d’abstinence au volant, à l’image de n’importe quel autre conducteur ! Je suis fière de moi, aussi à l’avenir, reprendrais-je le volant.

Bye for now.

Lundi 6 mars 2006. Il est  17heures 19 minutes.
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Journal intime