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Critique de films

René CHAR



Meaux le 13 janvier 2006


Bonjour,


Il s’agit d’une cassette vidéo qui retrace la vie du poète Français René Char.

Il s’appelait  Charles Magne, qui est devenu Char et le prénom René fut choisi. Il est né à l’Isle/Sorgue dans le Gard, en 1907. Ceci me rappelle notre escapade là-bas, l’été où nous avons justement visité le Gard. Le site est de toute beauté.

Son père est devenu Maire de  l’Isle/Sorgue en 1901. Il a épousé une fille de bonne famille qui mourut après avoir donné naissance à ses deux sœurs.  En seconde noce, il s’est marié avec la sœur de sa femme. Il vivait dans une espèce de château dont je ne suis pas sûre du nom.

Il perdit son père à l’âge de onze ans - en 1918 -  quand ce dernier revint de la guerre. René fut donc placé dans une école en Avignon où il ne se plaisait guère. Quand il envoya à la tête du professeur de latin ses livres, il fut renvoyé et suivit ses cours dans un institut catholique.

Plus tard, il fréquenta les surréalistes, à Paris : André Breton, Paul Eluard. Ce dernier devint son ami. En 1927 il publia grâce aux piécettes que lui donnait sa grand-mère, son premier recueil de poèmes.

Pendant la seconde guerre mondiale, il s’engagea comme résistant et cessa d’écrire des poèmes pendant toute cette période. Tous les gens de l’Isle/sorgue lui faisaient confiance et leurs témoignages sont remplis d’éloges à l’égard de l’enfant du pays :

«Quand il disait les choses, elles se passait exactement de la façon qu’il avait dit. Nous avions confiance en lui.

« Auprès de lui, l’on se sentait bien.»

Un jour, j’aimerais être aimé par les gens de mon entourage, comme il l’a été. A Vélon ( ?) René Char se remet à écrire, à expliquer la vie. Quand la centrale nucléaire de Marcoule est construite, il s’engage contre cela, ouvertement.

Il épouse une femme et est atteint d’une grave leucémie, dont il se sortira. A la fin de sa vie, il vend Vélon (?) et s’installe dans la grande maison qu’il a achetée dans les années soixante. Il épouse une femme rencontrée à Paris, une dizaine d’années auparavant, puis s’éteint au Val de Grâce des suites de graves problèmes cardiaux vasculaires, en 1988.

C’est à la dernière jeune femme de sa vie, qu’il confie la gestion de ses  nombreuses publications. A la fin du film de quarante-cinq minutes, Michel Piccoli s’exprime :

« En lisant ses poèmes à hautes voix, on  pénètre mieux le sens de ce qu’il écrit. Il explique par exemple, que les gens ne nous appartiennent pas. Quand ils s’en vont, ce sont d’autres yeux qui les regardent, d’autres personnes que les frôlent. Ils nous échappent. René Char explique ce nous entendons, ce que nous voyons et comment ce qui nous entoure agit sur nous. 

Après cela, le prochain livre que j’emprunterais à la médiathèque de Meaux, sera un livre de poèmes de lui.